Comme d’habitude, et on lui en sait gré, la Maison A.F. Vandevorst a présenté une collection inclassable. Voyage mystique de cuir, de pierreries et de voiles, mené moteurs ronflants.

Dans la cour de l’Ecole de Médecine à Paris, des bikers faisaient rugir leurs bécanes. Casquées, les mannequins ont déboulé. Vêtues de tenues déclinées de l’univers de la moto et des voyages spirituels des samouraïs – pantalons seconde peau et robes brodées structurant la silhouette pour tracer leur route – ces guerrières de l’ordinaire, combattantes de l’ennui, démontraient jusque dans les pulls à capuche araignée (l’art inné), que rien ne sert de rougir, il suffit de s’élancer à  point, de préférence sur des bottes de moto à talons hauts, acharnées de l’élégance et confiance au poing.